Histoire

Came est l'un des villages les plus étendus de France, et on en retrouve mention pour la première fois dès le XIe siècle, vers 1072. Le village a été très marqué par l’influence des Gramont. La famille de Gramont est présente sur les bords de la Bidouze depuis 1040, et devint une des familles les plus influentes de la région. Suite au mariage de Arnaud-Raymond de Gramont à Agnès de Came, au XVe siècle, on érigea un château sur la crête dominant la Bidouze. Ce château de Came fut le pavillon de chasse du Duc, et servait de refuge, l’été, à la reine d'Espagne Marie-Anne de Neubourg exilée à Bayonne.

Le village fut érigé en baronnie en 1479. En 1648, sur accord du Roi Louis XIV, les possessions d’Antoine III de Gramont seront érigées en duché-pairie et Came rejoint le duché, au même titre que les actuelles communes de Bardos, Guiche, Sames, Bergouey, Viellenave sur Bidouze, Urt, Léren, Saint Pé de Léren, et Escos. La cour sénéchal des Gramont siégea à Came jusqu’au XVIIIe siècle. L’histoire de Came est de même associée à l’eau. En effet, la Bidouze, rivière qui coule au pied du village, était très utilisée par les marins d’eau douce qui transportaient leur marchandise (vins de jurançon, sel de salies, jambons, pierres des carrières) car elle était sujette à la marée. Jusqu’au début du XXe siècle, le port de Came restera le débouché d’une partie du Béarn, de la Soule et de la Basse-Navarre. Toute une vie économique se développa autour de cette activité marchande, et on compta même jusqu’à une dizaine de bars dans le quartier du port, où les marins se distrayaient avant de reprendre leur chemin.

Enfin, il est impossible de parler de Came sans faire référence aux métiers du bois. Au XIXe siècle, des tourneurs ou tournus fabriquaient des ouvrages au tour. Vers la fin de ce même siècle, un nouvel artisanat se fixa à Came : celui de la chaise. Les artisans tourneurs abandonnèrent alors peu à peu le nom de tourneurs, et prirent celui de chaisiers. A l’heure actuelle, la tradition perdure avec presque une dizaine d’ateliers, et l’on parle aujourd’hui de Came comme du Pays de la Chaise...